Simulateur de frais en gestion de patrimoine
🧭 Cet outil pédagogique permet de comparer le coût réel d’un conseil en gestion de patrimoine selon les deux modèles de rémunération : les honoraires de conseil et les rétrocommissions de partenaires.
Comparaison des frais
En modifiant les hypothèses (montant investi, durée, performance et niveau de frais), vous pouvez visualiser l’impact des frais dans le temps.
Hypothèses à modifier
Modèle avec rétrocommissions
Modèle à honoraires
Résultat
Depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne MIF 2 en 2018, les conseillers doivent préciser si leur conseil est indépendant (rémunéré uniquement par des honoraires payés par le client) ou non‑indépendant (rémunéré en partie par des commissions versées par les fournisseurs de produits financiers).
Conseil non-indépendant : les conseillers qui touchent des rétrocommissions
➡️ Le conseil non-indépendant repose sur des rétrocommissions, c’est‑à‑dire un pourcentage de frais reversé au conseiller par les banques, assureurs et/ou sociétés de gestion.
Concrètement, le conseil peut sembler gratuit pour l’épargnant… mais il ne l’est jamais vraiment.
La rémunération du conseiller est simplement intégrée dans les frais des produits financiers recommandés.
Ces rétrocommissions peuvent provenir des frais d’entrée et/ou des frais annuels :
- des enveloppes d’investissement comme l’assurance vie, le plan d’épargne retraite (PER) ou le contrat de capitalisation ;
- des placements financiers (fonds actions, obligataires ou monétaires, généralement sous forme de SICAV ou de FCP) ;
- des placements immobiliers comme les SCPI, SCI, OPCI ou certains dispositifs d’immobilier défiscalisant ;
- ou encore des produits structurés, dont une partie des frais est intégrée directement dans la conception du produit et reste donc peu visible pour l’investisseur.
Ce modèle est aujourd’hui le plus répandu en France, aussi bien dans les banques traditionnelles que dans plus de 90 % des cabinets de gestion de patrimoine dits indépendants.
Le problème est qu’il peut créer un conflit d’intérêts : la rémunération du conseiller dépend en partie des produits recommandés. Les placements les plus mis en avant sont donc ceux qui versent les commissions les plus élevées (et non nécessairement les plus performants pour l’épargnant).
Nous constatons généralement de 2 à 3 % de sous-performance annuelle sur les placements de ces “conseils gratuits”. C’est un coût d’opportunité très important.
Partenaire, conseillère, client : qui finance réellement la relation ?
Ce sont les partenaires financiers qui rémunèrent le conseiller (banques, assureurs et sociétés de gestion lorsqu’un placement de leur gamme est retenu).
Le conseiller peut être exposé à un biais de rémunération : entre deux placements comparables pour le client, il peut être tenté de privilégier celui qui lui rapporte davantage.
Le client croit bénéficier d’un conseil gratuit. En réalité, il paie indirectement, via les frais intégrés dans les placements recommandés. C’est le principe même de l’illusion de la gratuité.
Conseil indépendant : les conseillers qui facturent des honoraires
➡️ Le conseil indépendant repose sur une rémunération uniquement en honoraires de conseil, payés par le client.
Le fonctionnement est alors proche de celui d’un avocat ou d’un expert‑comptable : le client paie pour l’analyse, la stratégie patrimoniale et les recommandations d’investissement. Le conseiller, lui, ne perçoit aucune commission sur les placements recommandés.
Ce modèle vise à aligner les intérêts du conseiller avec ceux de l’épargnant. La rémunération ne dépend plus du choix des produits financiers, mais uniquement de la qualité du conseil apporté.
Et la rémunération du conseiller est la même quel que soit le placement recommandé, donc il n’y a pas de biais dans le conseil. Ainsi, le conseil indépendant permet de recommander les placements aux moindres frais (ETF, fonds clean share,… dans des enveloppes d’investissement sans frais sur versement) et bien plus rentables pour les clients.
En pratique, ce modèle reste encore minoritaire en France (moins de 10 % des conseillers), même si la réglementation européenne (notamment la directive MIF 2 entrée en vigueur en 2018) a renforcé la transparence sur les modes de rémunération.
Partenaire, conseillère, client : qui finance réellement la relation ?
Aucune rétrocommission versée au conseiller. Et si un tiers le rémunérait malgré tout, cette somme devrait être reversée au client.
La conseiller est payé uniquement en honoraires. Il peut donc comparer librement les meilleures solutions du marché.
Le client paie le conseil en toute transparence. En échange, ses intérêts sont mieux alignés avec ceux du conseiller : il sait exactement combien son conseiller est rémunéré et peut comparer ce coût aux bénéfices concrets apportés par le conseil.
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