Les meilleurs placements pour expatriés non-résidents : ETF, immobilier, assurance vie

Vous percevez des revenus élevés à Singapour, en Suisse ou aux États-Unis ? En tant qu’expatrié non-résident fiscal français, il est naturel de vous demander quels sont les meilleurs placements pour expatriés.

meilleurs placements pour expatriés

Mais en réalité, la bonne question n’est pas seulement : quels sont les meilleurs placements pour les expatriés ? Il faut d’abord prendre du recul et structurer la décision à trois niveaux :

  1. Choisir les meilleures enveloppes (cadre juridique), par exemple le meilleur compte-titres ordinaire (CTO).
  2. Choisir les meilleurs intermédiaires (assureurs/banques/courtiers) : Revolut, Utmost, Vitis Life, La Mondiale, La Bâloise, Swissquote, Quintet, Trade Republic, etc.
  3. Choisir les meilleurs placements (là où se crée la performance) : fonds actionsfonds obligatairesprivate equity, métaux précieux (ex. investir dans l’or), etc.

📌 Et les meilleurs placements pour expatriés non-résidents sont les exchange-traded funds (ETF). Tout simplement car les ETF (comme l’ETF MSCI World) sont accessibles pour tous les épargnants du monde entier, offrent une diversification large, et reposent sur une structure de frais très compétitive.

💡 Note : Les meilleurs placements pour expatriés sont universels, mais les enveloppes et intermédiaires qui les accueillent sont locaux : assurance vie, PEA, PER en France, ISA au Royaume-Uni, TFSA au Canada, 401(k) ou IRA aux États-Unis, pilier 3a en Suisse, CPF/SRS à Singapour, superannuation en Australie, etc.

SOMMAIRE

Meilleurs placements pour expatriés : tableau récapitulatif

📊 Les meilleurs placements pour expatriés dépendent de votre profil d’investisseur (horizon de placement, besoin de liquidité, devise de référence, objectifs patrimoniaux etc.).

Un expatrié à Singapour, un non-résident installé en Suisse et un cadre basé aux États-Unis n’auront pas nécessairement les mêmes contraintes juridiques, fiscales et bancaires.

Classes d’actifsPerformances annualiséesRisques – Volatilité annualiséeLiquidité (disponibilité)
Fonds monétaires€ster (taux sans risque)~ 1 %✅ Accessibles à tout moment
Fonds euros2 – 5 %Garantis en capital✅ Accessibles en quelques jours
Fonds obligataires* d’États “Investment Grade”
(World Government Bond)
~ 5 %~ 4 %✅ Accessibles à tout moment
Immobilier pierre-papier (SCPI)~ 5 %~ 5 %❌ Bloqué plusieurs mois en direct
✅ Accessible en quelques jours avec l’assurance vie
Or papier~ 5 %~ 15 %✅ Accessible à tout moment
Fonds actions~ 8 %~ 15 %✅ Accessibles à tout moment
Foncières cotées~ 7-9 %~ 18 %✅ Accessibles à tout moment
Fonds de private equity~ 12 %Risque de perte en capital❌ Bloqués pendant plusieurs années
Crowdfunding~ 12 %Risque de défaut❌ Bloqué pendant plusieurs années
Tableau récapitulatif des principaux placements pour investir 1 million d’euros.
Données historiques (1989 – 2022).

Ce tableau permet de lire concrètement le triangle de l’investissement : sécurité, rendement et liquidité. Aucun placement ne coche durablement les trois cases à la fois.

Reste une question : les outils patrimoniaux très franco-français conservent-ils leur pertinence en cas d’expatriation ?

Livret A, LDDS, PEL : meilleur placement sécurisé pour les expatriés ?

Le livret A fait partie des placements avec capital garanti réglementés par l’État où l’argent déposé est disponible à tout moment. Pour cette raison, ces placements sont pertinents pour votre épargne de précaution, c’est-à-dire la réserve d’argent pour des dépenses imprévues.

Quels sont les produits d’épargne réglementés disponibles pour les expatriés non-résidents ? Et le livret A est-il un bon investissement pour les expatriés ?

Les meilleurs placements pour expatriés avec une garantie en capital

Il existe plusieurs livrets réglementés par l’État avec un capital garanti et disponible à tout moment :

  • le livret A ;
  • le livret de développement durable et solidaire (LDDS) ;
  • le livret d’épargne populaire (LEP) ;
  • et le livret jeune.

Tous sont disponibles pour les résidents fiscaux français. Cependant, si vous êtes expatrié non-résident, vous pouvez ouvrir uniquement un livret A.

Livret A et LDDS pour un non-résident fiscal

Si vous êtes expatrié, vous ne pouvez pas ouvrir de LDDS. Cependant, si vous possédiez déjà un LDDS avant votre expatriation, vous pouvez conserver votre livret.

Exemples

Pierre est expatrié depuis longtemps, il est résident fiscal portugais. S’il se rapproche de sa banque française, il peut ouvrir un livret A uniquement.

Marie part s’expatrier à Dubaï. Elle peut conserver son livret A et son LDDS.

Donc, étant expatrié, le livret A est le seul produit d’épargne réglementé disponible pour votre épargne de précaution.

Cependant, au-delà de cette fonction, l’expatrié ne doit pas considérer le livret A comme un investissement. Car en effet, ce placement ne permet pas de s’enrichir. Son objectif est de tout juste protéger votre épargne de l’inflation, mais en réalité son rendement reste inférieur à l’inflation.

Notez que fiscalement, le livret A peut être imposable à l’étranger (alors qu’en France il y a exonération d’impôt et de prélèvements sociaux). Au cas par cas, selon le droit interne du pays.

Le PEL pour un non-résident fiscal

Le plan épargne logement (PEL) est un placement disponible pour les expatriés non-résidents.

Mais l’objet d’un PEL est d’épargner sur plusieurs années pour un projet immobilier et le capital est bloqué (tout retrait entraîne la cloture du PEL). Ainsi, ce n’est pas un produit d’épargne de précaution. De plus, le rendement est faible et fiscalisé.Donc il ne s’agit pas d’un placement intéressant.

Le PEL est rémunéré par des intérêts. Dès lors, si vous êtes expatrié non-résident français, votre imposition sera la suivante :

  • pas de prélèvements sociaux (PS) payés en France ;
  • imposition dans l’État de résidence et non pas en France.

Alors que pour un résident français, l’imposition est par défaut de 30 % (17,2 % de PS et 12,8 % d’impôt sur le revenu).

Donc le PEL ne fait pas partie des meilleurs placements si vous êtes expatrié.

Assurance vie et PEA : faut-il les conserver en tant qu’expatrié ?

Que ce soit l’assurance vie française ou luxembourgeoise, ou le plan d’épargne en actions (PEA), ce sont des enveloppes pertinentes dans un cadre juridique français (ex. lorsque la loi applicable à la succession est la loi française et/ou que vous êtes uniquement résident fiscal français).

Assurance vie luxembourgeoise : quels avantages pour un expatrié ?

L’assurance vie luxembourgeoise peut être ouverte par des résidents français, belges, luxembourgeois, portugais, ainsi que par les résidents de quelques autres pays. Elle reste donc une enveloppe de niche (tout le monde ne peut pas y souscrire).

Parmi les principaux avantages de l’assurance vie luxembourgeoise, il y a :

  • un univers d’investissement plus large ;
  • la possibilité d’obtenir une ligne de crédit lombard en nantissant le contrat.
  • des frais de gestion annuels très compétitifs selon le niveau d’encours ;
  • le triangle de sécurité luxembourgeois et le super privilège ;
  • et la neutralité fiscale du Luxembourg ;

Vous pouvez consulter notre article comparant l’assurance vie française et luxembourgeoise pour en savoir plus.

PEA et expatriation : peut-on conserver son PEA en devenant non-résident ?

Le plan d’épargne en actions (PEA) est une enveloppe fiscale française dédiée à l’investissement en actions (avec une fiscalité avantageuse en droit français). Un PEA ne peut être ouvert que :

  • (1) par une personne dont le domicile fiscal est situé en France ;
  • (2) et avec un intermédiaire régulé en France.

➡️ En pratique, un expatrié non-résident fiscal français ne peut donc pas ouvrir un nouveau PEA.

En revanche, le transfert de votre domicile fiscal hors de France n’entraîne pas, en principe, la clôture automatique d’un PEA déjà ouvert. Cette règle ne joue toutefois pas si ce transfert s’effectue vers un État ou territoire non coopératif (ETNC) au sens de l’article 238-0 A du CGI (dont la liste est fixée par arrêté et peut évoluer dans le temps).

Si le PEA est clôturé par un expatrié non-résident fiscal français, alors, le gain réalisé est en France hors du champ de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux.

Pour savoir si vous êtes bien non-résident fiscal français, il faut examiner à la fois les conventions fiscales applicables et le droit interne des États dans lesquels vous pourriez être considéré comme domicilié fiscalement. En pratique, il ne suffit pas de vivre à l’étranger : encore faut-il déterminer, au regard des textes, quel État a le pouvoir d’imposer vos revenus.

💡 Note : Une convention fiscale répond d’abord à la question : « Qui peut imposer ? » et ensuite les droits internes répondent : « Selon quelles règles cet État impose-t-il ? ». Pour en savoir plus : La fiscalité des expatriés : la résidence, les revenus et les déclarations.

L’immobilier en France pour les expatriés : investissement locatif et SCPI

L’immobilier serait l’investissement préféré des expatriés, comme pour les Français de manière générale. Mais est-ce le meilleur placement pour les expatriés ?

Deux types d’investissements immobiliers pour l’expatrié se distinguent :

La location en LMNP ou la détention de parts de SCPI sont-ils des investissements intéressants pour l’expatrié non-résident ?

Les spécificités de l’immobilier en tant qu’expatrié non-résident

Il existe au moins trois spécificités de l’expatrié vis-à-vis de son investissement immobilier : la présence auprès du bien, la fiscalité propre au bien et l’impôt sur la fortune immobilière.

L’éloignement du bien pour l’expatrié

L’expatrié ne vit pas en France. Il est donc souvent éloigné de son bien immobilier. Or, pour maximiser son investissement en immobilier physique (et notamment en LMNP), il est pertinent d’être proche du bien et d’y consacrer du temps (gérer le mobilier, choisir le locataire, entretenir le bien, etc.).

Ainsi, un investissement immobilier physique s’avère plus difficile à gérer qu’un investissement immobilier en pierre-papier (SCPI).

La fiscalité des plus-values et des revenus immobiliers pour l’expatrié

À la différence du capital mobilier, par définition, le capital immobilier ne peut pas se déplacer. Pour cette raison, les conventions fiscales internationales distribuent généralement le droit d’imposer à l’État où se situe le bien immobilier.

Donc, même en étant non-résident fiscal français, l’expatrié est imposé sur l’immobilier français en France et uniquement en France. Si le bien immobilier est en France, alors la fiscalité française s’applique. Ceci, à la fois sur ses revenus immobiliers et sur ses plus-values immobilières en cas de vente.

De même, à la différence des autres revenus, les prélèvements sociaux sont dus par l’expatrié non-résident sur les plus-values et revenus immobiliers. Ainsi, et cela va de pair avec le fait que l’immobilier ne peut se déplacer, la fiscalité globale sur les revenus immobiliers est élevée.

Pour les non-résidents français européens (c’est-à-dire les non-résidents relevant du régime obligatoire de sécurité sociale d’un autre État membre de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse), le législateur a décidé en 2019 de supprimer une partie des prélèvements sociaux (CSG-CRDS) sur les revenus issus de biens immobiliers. Cependant, ils restent soumis au prélèvement de solidarité de 7,5 %.

💡 Note : pour optimiser fiscalement, l’investissement immobilier en nue-propriété peut être une bonne solution. Ainsi, vous êtes nu-propriétaire et ne percevez pas les loyers (donc pas de revenus imposables) pendant x années (le temps de votre expatriation par exemple).

L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour l’expatrié non-résident

Pour un résident fiscal français, l’IFI est déterminé en fonction de l’ensemble des biens (ou droits, etc.) du foyer fiscal détenus en France et à l’étranger. Alors que pour un expatrié, on ne tient compte que des biens (ou droits, etc.) en France.

En conclusion, l’immobilier est un investissement qui peut paraître rassurant. Cependant, il ne s’agit pas du meilleur placement pour un expatrié non-résident. Si l’expatrié a tout de même la volonté d’investir en immobilier, la SCPI pourrait être privilégiée, car elle permet de déléguer la gestion des biens.

Bénéficiez des meilleurs investissements pour expatrié avec Prosper Conseil

Investir en tant qu’expatrié non-résident fiscal depuis l’étranger ne s’improvise pas. L’équipe de Prosper Conseil saura vous accompagner de manière indépendante durant toute votre expatriation en s’adaptant à votre situation.

🧭 Votre conseiller vous accompagnera dans la conception :

  • d’une stratégie spécifique liée à votre statut d’expatrié non-résident ;
  • d’un accompagnement de A à Z dans vos investissements.

Les conseillers de Prosper Conseil sont là pour répondre à vos questions et vous offrir un accompagnement personnalisé afin de vous aider à prendre des décisions éclairées en matière de gestion de votre patrimoine.

Plus de patrimoine,
plus de revenus,
moins d’impôts !

Un conseil global à 360° pour mieux
profiter de votre patrimoine

Contactez-nous
Plus de patrimoine,
plus de revenus,
moins d’impôts !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 commentaires
JEROME
JEROME
05 Juin

Merci pour votre article très clair. Apprécié et bonne promotion pour Prosper Conseil. Je retiens.
Bien cordialement, JC