Compte-titres ordinaire (CTO) : fonctionnement, fiscalité et avis
Le compte-titres ordinaire (CTO) est le dispositif d’investissement par défaut (mais pas nécessairement celui à privilégier) pour investir sans contrainte sur les marchés financiers. En effet, le CTO permet d’investir dans des actions du monde entier, des placements en obligations, des parts de fonds d’investissements (comme les OPCVM, ETF, etc.), des matières premières (or, argent, pétrole, etc.) et d’autres titres.
Le CTO est un dispositif très souple dans son fonctionnement. Un épargnant peut ouvrir plusieurs comptes-titres ordinaire. De plus, il n’existe pas de plafond sur les versements et les retraits peuvent être effectués à tout moment.

📌 Le compte-titres ordinaire est un dispositif sans contrainte. Mais en contrepartie de cette souplesse de fonctionnement, il n’offre pas de fiscalité avantageuse. C’est la raison pour laquelle les épargnants ont plutôt intérêt à privilégier le plan d’épargne en actions (PEA) et l’assurance vie.
Le CTO donne accès à un panel de titres beaucoup plus large que ces deux enveloppes fiscales. Mais d’un point de vue pratique, le PEA et l’assurance vie donnent accès à suffisamment de fonds qualitatifs pour investir efficacement.
SOMMAIRE
- Qu’est-ce qu’un compte-titres ordinaire ?
- Les avantages du compte-titres ordinaire
- Le compte-titres ordinaire : passeport pour les marchés actions étrangers
- Un univers d’investissement plus large que les marchés actions
- La fiscalité : principal inconvénient du compte-titres ordinaire
- Sécurité du compte-titres ordinaire : propriété des titres et garanties du FGDR
- Faut-il ouvrir un compte-titres ordinaire ? Notre avis
- Questions fréquentes sur le CTO
Qu’est-ce qu’un compte-titres ordinaire (CTO) ?
Le fonctionnement du compte-titres ordinaire :
- permet d’investir sans contrainte ;
- offre un univers d’investissement très large sur les marchés actions français et étrangers ;
- mais sa fiscalité est son principal inconvénient.
Qui peut ouvrir un compte-titres ordinaire ?
Toutes les personnes physiques peuvent ouvrir un CTO, qu’elles soient de nationalité française ou étrangère. Le CTO est un dispositif d’épargne que l’on retrouve dans le monde entier.
Les personnes majeures comme mineures peuvent ouvrir un compte-titres ordinaire. Toutefois, pour les personnes mineures, une signature des représentants légaux est requise.
Les parents (ou représentants) peuvent mettre en place un compte-titres ordinaire au nom des enfants, et investir pour eux dès leur naissance. Si cela vous intéresse, sachez que les montants ne devront pas être trop importants, sous peine d’être imposés. Il existe 3 cas possibles (voir la FAQ pour plus d’informations sur ces 3 cas). Il est également possible d’ouvrir une assurance vie pour chacun de ses enfants. C’est ainsi que vous pouvez préparer leur avenir, et ce dès leur plus jeune âge.
💡 Note : il est également possible d’ouvrir un compte-titres joint (solution régulièrement envisagée par des couples en concubinage, pacsés ou mariés) et un compte-titres indivis (utile lors d’une succession par exemple).
Compte-titres pour personne morale
Les personnes morales peuvent également ouvrir un compte-titres, quel que soit leur statut juridique :
- entreprise (SAS, SASU, SARL, EURL, SA, etc.) ;
- société civile ;
- société civile immobilière (SCI) ;
- holding patrimoniale ;
- association de loi 1901 ;
- fondation.
Le compte-titres ordinaire est, avec le contrat de capitalisation, un des dispositifs accessibles aux personnes morales pour investir leur trésorerie d’entreprise. Ces deux dispositifs permettent d’investir sur des titres tels que des actions, des fonds indiciels (ETF), des fonds obligataires, etc. Avant d’investir via sa société, il faut toutefois s’assurer que les statuts de la personne morale le permettent.
💡 Note : parfois, le compte-titres professionnel est appelé “compte-titres société”, mais il s’agit bien d’un compte-titres ordinaire.
Ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO)
L’épargnant individuel peut ouvrir plusieurs comptes-titres ordinaires.
Un CTO peut être ouvert dans une banque ou un courtier spécialisé. Tous les comptes-titres ordinaires ne se valent pas. En effet, chaque CTO a sa propre grille tarifaire. Selon vos objectifs, certains courtiers (ou banques) seront plus ou moins adaptés à vos besoins. Par exemple, certains courtiers en ligne sont très intéressants pour investir spécifiquement aux États-Unis.
Le compte-espèces du compte-titres ordinaire
Le compte-titres ordinaire comporte un compte-espèces et un compte-titres. Ce sont deux vases communicants au sein du CTO.
Le compte-espèces contient les liquidités nécessaires à l’achat de titres. Quand vous réalisez un virement depuis votre compte courant vers votre compte-titres, l’argent alimente ce compte-espèces. Puis, lorsque vous achetez des titres (actions, obligations, fonds, etc.), c’est le capital présent sur ce compte-espèces qui est utilisé.
Par la suite, lorsque vous cédez vos titres, percevez des dividendes (rémunération des actionnaires) ou des intérêts ou coupons (rémunération des détenteurs d’obligations), l’argent atterrit sur le compte-espèces.
Les avantages du compte-titres ordinaire
Le compte-titres ordinaire (CTO) se distingue avant tout par sa grande liberté d’utilisation. Contrairement au plan d’épargne en actions (PEA) ou à l’assurance vie, il n’impose ni plafond de versement, ni durée minimale de détention, ni restriction forte sur les titres accessibles.
| Avantages du CTO | Limites du CTO |
|---|---|
| Ouverture possible pour les personnes physiques majeures, les mineurs et les personnes morales | Aucun avantage fiscal spécifique |
| Aucun plafond de versement | Fiscalité applicable dès la perception de dividendes ou la réalisation de plus-values |
| Versements et retraits possibles à tout moment | Moins intéressant fiscalement que le PEA ou l’assurance vie pour beaucoup d’épargnants |
| Accès à un large choix de titres : actions, ETF, obligations, fonds, foncières cotées, etc. | Déclaration parfois plus complexe, surtout avec un courtier étranger |
Ouvrir plusieurs comptes-titres ordinaires selon ses objectifs
Un épargnant peut ouvrir plusieurs comptes-titres ordinaires, dans un ou plusieurs établissements. Cette souplesse permet, par exemple, de détenir un CTO dans une banque française pour la simplicité fiscale, un autre chez un courtier spécialisé pour accéder à davantage de marchés étrangers, ou encore un CTO distinct pour une stratégie plus patrimoniale avec un crédit lombard par exemple.
Le CTO peut aussi être ouvert par une personne physique majeure, par un mineur avec l’accord de ses représentants légaux, ou par une personne morale : société, holding patrimoniale, société civile, association, etc. C’est l’une des rares enveloppes permettant aussi bien d’investir à titre personnel que de placer une trésorerie professionnelle.
Aucun plafond de versement sur le compte-titres ordinaire
Le compte-titres ordinaire ne prévoit aucune limite de versement. C’est une différence importante avec le PEA, dont les versements sont plafonnés à 150 000 € pour une personne seule. Le CTO peut donc accueillir un capital important, sans contrainte réglementaire liée au montant investi.
Cet avantage devient particulièrement intéressant pour les épargnants qui ont déjà rempli leur PEA, pour les patrimoines financiers élevés, ou pour les sociétés qui souhaitent investir une partie de leur trésorerie sur les marchés financiers.
Des versements et retraits possibles à tout moment
Autre avantage du CTO : les versements et retraits peuvent être effectués librement. Vous pouvez alimenter votre compte, acheter des titres, vendre une position, puis retirer les liquidités disponibles sans attendre une durée minimale de détention.
Cette liberté est précieuse pour les investisseurs qui souhaitent garder de la liquidité ou ajuster leur allocation dans le temps. Attention toutefois : vendre un titre avec une plus-value déclenche généralement l’imposition, contrairement à certaines enveloppes capitalisantes comme l’assurance vie, où les arbitrages internes ne sont pas fiscalisés tant qu’il n’y a pas de retrait.
Un univers d’investissement beaucoup plus large que le PEA
Le CTO permet d’investir dans une très grande variété de titres financiers : actions françaises et étrangères, ETF, fonds actions, fonds obligataires, fonds monétaires, obligations en direct, foncières cotées, matières premières, or ou encore certains placements alternatifs. Nous détaillons cet univers d’investissement dans la partie suivante.
C’est notamment cette liberté qui rend le compte-titres ordinaire utile pour investir dans des actions américaines, britanniques, suisses ou asiatiques en direct, alors que le PEA reste limité aux titres éligibles européens et à certains ETF spécifiques.
Le compte-titres ordinaire : passeport pour les marchés actions étrangers
Le compte-titres ordinaire permet d’investir dans des actions du monde entier, notamment dans des actions américaines (Apple, Google, Visa, McDonald’s), britanniques (AstraZeneca, Unilever, BP, EasyJet), suisses (Nestlé, Roche, Novartis, UBS, Lindt & Sprüngli), japonaises, canadiennes, australiennes, etc.
Pour rappel, ces actions ne sont pas éligibles au plan d’épargne en actions. En effet, le PEA ne permet aux épargnants d’investir que dans des actions d’entreprises dont le siège est dans un pays membre de l’espace économique européen (EEE). Cet espace regroupe les vingt-sept États membres de l’Union européenne, ainsi que l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein.
Le CTO permet aussi d’investir dans des fonds actions hors Europe.
💡 Note : les investisseurs peuvent également investir dans des fonds exposés aux actions hors d’Europe au sein du PEA, mais le choix de fonds est beaucoup plus restreint car il faut nécessairement passer par des ETF éligibles à réplication synthétique pour contourner les restrictions géographiques du PEA.
CTO ou PEA pour investir en actions
Compte-titres ou PEA ? Le CTO est le dispositif d’épargne qui s’impose pour les épargnants souhaitant investir spécifiquement sur des actions américaines. En particulier, les valeurs technologiques (Apple, Google, Nvidia, Tesla, Meta, etc.) qui suscitent beaucoup d’attention auprès des investisseurs, notamment en raison de leurs excellentes performances. Rappelons néanmoins que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Enfin, le CTO permet également d’investir sur des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC) : Unibail-Rodamco-Westfield, Covivio, Klépierre, Gecina, etc. Il en existe des dizaines. Ce sont des foncières françaises cotées en bourse bénéficiant d’un statut fiscal privilégié. Elles ne sont pas éligibles au PEA.
| Éligible au CTO | Éligible au PEA | |
|---|---|---|
| Actions françaises | ✅ | Oui, à l’exception des SIIC |
| Actions de la zone EEE | ✅ | ✅ |
| Actions britanniques | ✅ | ❌* |
| Actions suisses | ✅ | ❌* |
| Actions américaines | ✅ | ❌* |
| Actions hors Union européenne | ✅ | ❌* |
| SIIC (foncières cotées françaises) | ✅ | ❌** |
** Possibilité d’investir dans un ETF immobilier européen (Lyxor PEA Immobilier Europe)
💡 Note : la fiscalité du PEA est toutefois bien plus avantageuse pour une stratégie d’investissement passive avec des ETF à réplication synthétique plutôt qu’avec un portefeuille d’actions individuelles en CTO.
Un univers d’investissement plus large que les marchés actions
En plus de donner accès à un large panel d’actions et de fonds actions, le CTO permet également d’investir dans d’autres titres financiers :
- fonds obligataires (obligations souveraines et/ou d’entreprises) ;
- parts de fonds commun de placement (FCP) ;
- actions de société d’investissement à capital variable (SICAV) ;
- bons de souscription ;
- fonds de capital-investissement (investir en private equity) ;
- fonds de matières premières (or, pétrole, argent, gaz, etc.) ;
- fonds de cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum, etc.) ;
- produits dérivés (futures, options).
Parmi cette liste non exhaustive de titres financiers, il y en a une que les épargnants individuels doivent éviter en particulier : les produits dérivés. Ces titres financiers sont très risqués et ne s’inscrivent pas dans une optique d’investissement patrimonial.
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Fiscalité du compte-titres ordinaire : dividendes, plus-values et déclaration
La fiscalité est le principal inconvénient du compte-titres ordinaire (CTO). Contrairement au plan d’épargne en actions (PEA) ou à l’assurance vie, le CTO ne bénéficie pas d’un cadre fiscal privilégié. Les revenus et gains générés sont donc imposés selon les règles fiscales applicables au moment de la déclaration.
Concrètement, les dividendes, intérêts, coupons et plus-values de cession réalisés sur un CTO doivent être déclarés. Deux modes d’imposition peuvent généralement s’appliquer :
- Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax. Il s’agit du régime appliqué par défaut à de nombreux revenus financiers. Il a l’avantage de la simplicité, car il regroupe l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux dans un cadre unique.
- L’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option peut être intéressante pour certains contribuables, notamment lorsque leur tranche marginale d’imposition (TMI) est faible. Elle peut aussi permettre, sous conditions, de bénéficier de certains mécanismes comme l’abattement sur les dividendes éligibles ou la déduction d’une partie de la contribution sociale généralisée (CSG).
Le choix entre le PFU et le barème progressif dépend donc de votre situation fiscale personnelle : niveau de revenus, tranche marginale d’imposition, nature des gains, dividendes perçus, moins-values éventuelles, etc. Avant de choisir, il est préférable de réaliser une simulation ou de vous référer à votre tranche marginale d’imposition (TMI).
Une fiscalité moins avantageuse que le PEA ou l’assurance vie
La fiscalité du CTO est moins favorable que celle de certaines enveloppes fiscales. Dans un PEA, les gains peuvent bénéficier d’un régime fiscal plus doux après une certaine durée de détention. Dans une assurance vie, les arbitrages internes ne déclenchent pas d’imposition tant qu’aucun retrait n’est effectué.
À l’inverse, dans un compte-titres ordinaire, chaque dividende encaissé, coupon perçu ou plus-value réalisée peut générer une fiscalité immédiate. C’est la contrepartie de sa grande liberté : le CTO permet d’investir très largement, mais sans avantage fiscal spécifique.
Autre point important : la fiscalité du CTO peut évoluer au fil des réformes. Il faut donc éviter de raisonner uniquement avec les règles fiscales d’une année donnée. Une stratégie patrimoniale robuste doit rester pertinente même si le cadre fiscal change.
Déclarer les revenus et plus-values d’un compte-titres ordinaire
Chaque année, votre courtier ou votre banque vous transmet généralement un imprimé fiscal unique (IFU). Ce document récapitule les revenus financiers perçus sur votre compte-titres ordinaire : dividendes, intérêts, coupons, plus-values ou moins-values réalisées.
L’IFU ne recense pas les plus-values latentes. Autrement dit, si la valeur de vos titres augmente mais que vous ne les avez pas vendus, cette hausse n’est pas encore une plus-value imposable. La fiscalité intervient lorsque le gain est effectivement réalisé, par exemple lors de la vente d’un titre.
💡 Note : Lorsque le CTO est ouvert auprès d’un établissement français, les informations fiscales sont généralement transmises à l’administration fiscale. Vous devez toutefois vérifier les montants préremplis dans votre déclaration de revenus. En cas de moins-value, il est également important de bien la déclarer afin de pouvoir, sous conditions, l’imputer sur de futures plus-values.
Revenus étrangers : dividendes, retenue à la source et formulaire 2047
Si votre CTO vous permet d’investir dans des actions ou des fonds étrangers, vous pouvez percevoir des dividendes de source étrangère. Dans ce cas, vous devrez souvent compléter le formulaire 2047, dédié aux revenus encaissés à l’étranger.
Les dividendes étrangers peuvent subir une retenue à la source dans le pays de l’entreprise qui distribue le dividende. Selon les conventions fiscales signées entre la France et le pays concerné, une partie de cette retenue peut être prise en compte sous forme de crédit d’impôt.
Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter notre article sur la fiscalité des dividendes : imposition des dividendes d’actions françaises et étrangères.
Courtier étranger : déclarer son compte-titres avec le formulaire 3916
Si votre compte-titres ordinaire est ouvert auprès d’un courtier étranger, vous devez déclarer l’existence de ce compte à l’administration fiscale française. Cette déclaration se fait chaque année avec le formulaire 3916.
Ce point est important, car certains courtiers étrangers peuvent être très compétitifs en matière de frais ou d’accès aux marchés internationaux, mais ils ajoutent une charge déclarative supplémentaire.
Le choix d’un CTO ne doit donc pas seulement se faire sur les frais de courtage : il faut aussi tenir compte de la simplicité fiscale, de la qualité des documents fournis et du temps nécessaire pour remplir correctement sa déclaration.
Sécurité du compte-titres ordinaire : propriété des titres et garanties du FGDR
Lorsque vous investissez via un compte-titres ordinaire (CTO), vous êtes en principe propriétaire des titres inscrits sur votre compte. Votre banque ou votre courtier joue un rôle d’intermédiaire financier : il tient le compte, exécute les ordres et conserve les titres, mais ces derniers ne lui appartiennent pas.
Autrement dit, si vous achetez des actions via un CTO, ces actions sont inscrites à votre nom dans la chaîne de conservation. Si vous achetez un ETF, vous détenez des parts de ce fonds, et non directement les actions détenues par l’ETF. Dans les deux cas, les titres sont séparés du patrimoine de l’établissement qui tient votre compte.
Que se passe-t-il si votre courtier ou votre banque fait faillite ?
En cas de défaillance de l’établissement qui gère votre CTO, vos titres doivent normalement vous être restitués ou transférés vers un autre intermédiaire. Le courtier ou la banque n’est pas censé utiliser vos titres pour régler ses propres dettes : il agit comme teneur de compte-conservateur.
C’est un point essentiel à comprendre : le principal risque, dans ce cas, n’est pas que vos actions ou ETF “appartiennent” au courtier. Le risque couvert par la garantie concerne plutôt une situation exceptionnelle où les titres auraient disparu des comptes et ne pourraient pas être restitués.
La garantie des titres du FGDR : une protection en cas de disparition des titres
Si les titres disparaissent des comptes et que l’établissement en difficulté ne peut ni les restituer ni les rembourser, le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) peut intervenir dans la limite des plafonds réglementaires en vigueur.
Cette garantie concerne notamment les actions, obligations, parts de fonds, SICAV, fonds communs de placement et autres titres financiers éligibles. Elle ne protège pas contre les pertes de marché : si la valeur d’une action ou d’un ETF baisse, il s’agit d’un risque normal d’investissement, non d’un défaut de conservation.
Le compte-espèces du CTO bénéficie d’une garantie distincte
Le compte-titres ordinaire fonctionne avec un compte-espèces associé. Ce compte-espèces reçoit les liquidités issues de vos virements, de vos ventes de titres, de vos dividendes ou de vos coupons obligataires.
Les liquidités présentes sur ce compte-espèces peuvent relever d’une garantie distincte, selon la nature de l’établissement : banque, courtier ou entreprise d’investissement. Là encore, il faut se référer aux plafonds et conditions indiqués par le FGDR, car le traitement peut varier selon l’intermédiaire choisi.
💡 Note : la garantie des titres ne remplace pas la diversification ni le choix d’un intermédiaire solide. Avant d’ouvrir un CTO, il faut aussi comparer les frais, la qualité d’exécution, la solidité de l’établissement, les documents fiscaux fournis et le pays dans lequel le compte est ouvert.
Faut-il ouvrir un compte-titres ordinaire ? Notre avis
Le compte-titres ordinaire est une enveloppe très souple. Il permet d’investir sans plafond, avec des retraits libres, sur un univers très large de titres financiers : actions internationales, ETF, obligations, fonds, foncières cotées, matières premières ou encore certains placements alternatifs.
Une souplesse qui se paie par une fiscalité moins favorable
⚠️ Mais cette souplesse a une contrepartie : le CTO ne bénéficie pas d’un cadre fiscal aussi favorable que le PEA ou l’assurance vie. Les dividendes, intérêts et plus-values peuvent être imposés dès qu’ils sont perçus ou réalisés.
Pour un épargnant qui souhaite investir simplement à long terme, il est donc souvent pertinent de commencer par exploiter les enveloppes fiscalement avantageuses. Le PEA est généralement intéressant pour investir en actions, tandis que l’assurance vie conserve des atouts pour la diversification, la transmission et certains placements sécurisés.
Quand le compte-titres ordinaire devient pertinent
📌 Le CTO ne doit pas être écarté trop vite. Il peut devenir très utile lorsque le PEA est rempli, lorsque vous souhaitez investir dans des actions étrangères en direct, ou lorsque vous recherchez des ETF et fonds non disponibles dans les autres enveloppes.
Il est également pertinent pour une société, une holding patrimoniale, une société civile ou une association qui souhaite placer une partie de sa trésorerie. Dans ce cas, le CTO fait partie des rares enveloppes réellement utilisables par une personne morale.
CTO ou assurance vie : attention aux frais d’enveloppe
💸 Le CTO présente aussi un avantage important par rapport à l’assurance vie : il n’ajoute pas de frais d’enveloppe. À placement identique, cela peut améliorer la performance nette sur longue période.
En revanche, l’assurance vie conserve des avantages importants : fiscalité spécifique après une certaine durée de détention, absence de fiscalité lors des arbitrages internes, souplesse de transmission et accès à certains fonds euros. Il ne faut donc pas opposer mécaniquement CTO, PEA et assurance vie : ces enveloppes peuvent être complémentaires.
Notre approche chez Prosper Conseil
🧭 Chez Prosper Conseil, notre avis est donc nuancé : le meilleur choix dépend de votre stratégie patrimoniale, de votre horizon d’investissement, de votre fiscalité, de votre besoin de liquidité, de votre objectif de transmission et du niveau de frais acceptable.
Le bon raisonnement consiste à choisir dans le bon ordre : d’abord l’enveloppe fiscale adaptée à votre situation, puis l’intermédiaire le plus compétitif, et enfin les meilleurs placements cohérents avec votre profil et vos objectifs.
Notre accompagnement repose sur une double indépendance :
- Une indépendance capitalistique, grâce à une architecture ouverte qui nous permet de sélectionner librement les solutions financières et patrimoniales les plus adaptées.
- Une indépendance de rémunération, puisque nos conseillers sont rémunérés uniquement par honoraires transparents, sans rétrocommissions, conformément à l’esprit de la réglementation européenne MIF 2.
Finalement, si vous souhaitez bénéficier d’un conseil global, financier, fiscal et successoral, pour choisir entre CTO, PEA, assurance vie ou autre enveloppe patrimoniale, vous pouvez prendre rendez-vous avec un conseiller Prosper Conseil.
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Questions fréquentes sur le CTO
Le CTO est accessible aux personnes physiques mineures et majeures ainsi qu’aux personnes morales (entreprises, associations de loi 1901, holdings, etc.).
1. Le présent d’usage. Il s’agit d’une somme d’argent offerte lors d’un événement (Noël, anniversaire, etc.) jugée faible au regard des moyens de l’épargnant. Dans ce cas, cela n’est pas considéré comme une donation et aucune déclaration n’est à faire.
2. La donation non imposée. Celle-ci a lieu lorsque les montants sont plus importants, mais qu’ils restent en dessous des abattements en vigueur (transmettre son patrimoine de son vivant). Ce type de donation nécessite une déclaration, mais comme son nom l’indique, ne sera pas imposée.
3. La donation imposée. Lors de votre déclaration, si les montants dépassent les abattements fixés par l’État, ils seront alors imposés aux droits de donation.
Oui, contrairement au PEA, vous pouvez ouvrir autant de compte-titres ordinaires que vous le souhaitez. Et ce, au sein de plusieurs établissements financiers.
Le CTO ne comporte aucun avantage fiscal sur les plus-values et dividendes perçus. Pour cette raison, le CTO n’est généralement pas le dispositif le plus recommandé pour les personnes physiques. Intéressez vous plutôt à des dispositifs offrant des avantages fiscaux, comme le PEA et l’assurance vie :
– Compte-titres ou PEA ?
– Assurance vie ou compte-titres ?
Non, le capital présent sur votre CTO n’est pas soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), excepté pour les parts d’OCPI, puisque ce type de placement investit dans l’immobilier.
Bonjour,
Quelle est la securite bancaire en place sur un compte titre? A qui appartiennent les titres (dans la cas des ETFs par ex.?) Suis je proprietaire par l’intermediaire de la banque ou appartiennent ils a la banque qui les placent sur mon compte?
Par ex. compte titre LCL, j’achete un Ishares ETF. les titres sont ils sur les books du LCL a mon nom (custodian) ou suis je le proprietaire aupres de Blackrock?
Merci
Bonjour,
Sur un compte-titres comme celui de la banque LCL, les titres restent votre propriété. La banque joue uniquement le rôle de teneur de compte-conservateur, c’est-à-dire qu’elle garde et enregistre vos titres (mais ils ne figurent pas à son bilan).
Quand vous achetez par exemple un ETF iShares (BlackRock), vous détenez des parts du fonds (pas directement les actions qu’il contient). Ces parts sont inscrites à votre nom chez LCL et circulent dans la chaîne de conservation via Euroclear. De son côté, BlackRock gère le fonds, tandis que les actifs réels du fonds sont conservés par un dépositaire indépendant (ex. State Street ou BNP Paribas Securities Services), séparés à la fois des comptes de BlackRock et de ceux des investisseurs.
Attention les CTO des banques traditionnelles comme LCL sont très chargés en frais.
Nous vous invitons à consulter notre article : les meilleurs CTO.
Bonsoir,
En lisant votre article sur le CTO on s’aperçoit qu’il n’est pas du tout avantageux fiscalement et pourtant vous en faites la promotion avec du Lombard chez SwissQuote en gestion de fortune. Il n’y a pas si longtemps que ça vous vendiez les mérites du crédit Lombard en assurance vie Luxembourgeoise possible à partir de 500k euros. C’était le « Must » du moment. Pourquoi ce revirement de situation? Au final sur une assurance vie avec du Lombard, pour le même capital, je transmettrais plus à mes enfants que sur un CTO.
Merci pour votre retour,
Cdlt.
Bonsoir,
Chez Prosper Conseil, notre indépendance capitalistique ainsi que notre modèle de conseil indépendant (rémunération uniquement aux honoraires, sans rétrocommissions) garantissent à chaque conseiller une totale liberté pour recommander ce qu’il y a de meilleur pour chaque client. C’est d’ailleurs cette indépendance qui fait toute la force de notre cabinet.
📌 Nous sommes libres :
– Dans le choix des partenaires bancaires, courtiers et assureurs : BoursoBank, Fortuneo, Linxea, Lombard International, Interactive Brokers, Quintet, Swissquote, etc.
– Dans le choix des enveloppes fiscales : PEA, assurance vie française et luxembourgeoise, CTO, PER, contrat de capitalisation, etc.
– Dans l’allocation d’actifs : par exemple, w % en actions, x % en fonds euro, y % en obligations, z % en placements alternatifs (toujours adaptée au profil de chaque client).
Bien sûr, nous partageons une colonne vertébrale commune au sein du cabinet, notamment l’utilisation quasi-systématique de trackers (ETF) pour leur efficacité et leurs frais compétitifs. Mais ensuite, chaque conseiller construit une recommandation sur mesure, car il n’existe pas de “martingale” permanente : ni sur le choix des courtiers, ni sur les enveloppes, ni sur les placements.
🧭 Tout évolue :
– Les courtiers modifient leurs tarifs et conditions.
– La fiscalité change régulièrement (réformes législatives, changement de résidence fiscale, etc.),
– Les marchés eux-mêmes sont en perpétuelle mutation.
Le “must” d’aujourd’hui n’est donc pas toujours celui de demain. C’est précisément là tout l’intérêt de notre accompagnement dans la durée avec la gestion conseillée : vérifier régulièrement que les solutions mises en place restent optimales au fil du temps, et les ajuster si nécessaire.
Généralement, pour les clients typés “gestion de fortune”, nous allons combiner assurance vie Luxembourgeoise + CTO Luxembourgeois, selon la situation du client (notamment la volonté de transmission).
Bonsoir Monsieur Beaucamp et merci pour votre célérité. Ma question portait sur l’intérêt de faire du Lombard sur CTO par rapport à l’assurance vie , l’assurance vie étant la plus grosse niche fiscale. Je sais pertinemment que vous êtes indépendant mais néanmoins j’ai du mal à voir les avantages de cette opération avec la fiscalité qui s’y applique. Peut-être pourriez-vous m’éclairer?
Merci d’avance,
Cdlt.
Bonjour Camille,
Votre relance est tout à fait légitime ! Je vais m’efforcer de vous apporter une réponse aussi concise que possible (même si votre question touche à un point particulièrement essentiel).
📌 Point central :
– Sur un CTO, on peut obtenir une ligne de crédit lombard sans ticket d’entrée minimum.
– Sur une assurance vie luxembourgeoise, le ticket est de 1 M€ (ou 500 k€ si on réinvestit la somme prêtée).
Donc pour nous, c’est un vrai luxe de pouvoir démocratiser l’accès au crédit lombard à tous les profils (et pas seulement aux très gros patrimoines).
Maintenant, si l’on dispose déjà de 500 k€ ou plus, voici le comparatif entre CTO et assurance vie luxembourgeoise :
➡️ Univers d’investissement – Match nul
Que ce soit en CTO ou en assurance vie luxembourgeoise, l’univers est quasiment illimité (actions, obligations, fonds, private equity, etc.).
➡️ Frais annuels – Avantage important au CTO
Même avec une négociation des frais les plus compétitifs, l’assurance vie impose toujours une couche supplémentaire (0,8 % puis 0,2 % de frais dégressifs annuels en fonction des encours). Le CTO, lui, ne supporte aucun frais d’enveloppe : les performances sont nettes de tout coût de structure.
➡️ Fiscalité lors d’un arbitrage – Avantage à l’assurance vie
L’assurance vie est une enveloppe capitalisante : vendre un fonds pour en racheter un autre n’entraîne pas de frottement fiscal tant qu’il n’y a pas de retrait. Sur un CTO, vendre par exemple un fonds obligataire/or pour racheter un fonds actions déclenche immédiatement la fiscalité s’il y a des plus-values.
➡️ Fiscalité d’un retrait – Match nul sur des montants importants
Au-delà de 1 million d’encours et de plusieurs centaines de milliers d’euros de plus-values, l’avantage fiscal de l’assurance vie s’atténue :
– L’abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) devient dérisoire.
– Et après 150 000 € investis par personne, la fiscalité rejoint celle du CTO.
➡️ Impact civil et fiscal à la succession – Match nul (il ne faut pas opposer CTO et assurance vie, mais les voir comme complémentaires)
L’assurance vie permet un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans (mais les plus-values sont taxées aux prélèvements sociaux quoi qu’il arrive au moment du décès). Quant au CTO, il offre la possibilité de purger totalement la fiscalité sur les plus-values via le mécanisme des droits de succession (c’est-à-dire : on paie les droits de succession à la place de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux sur les gains latents). Les deux sont donc à utiliser intelligemment selon l’âge, les objectifs, la situation patrimoniale et les revenus.
En résumé : l’assurance vie n’est pas un “must” absolu, et le CTO n’est pas parfait non plus. Ce sont deux enveloppes complémentaires, qui doivent être articulées entre elles en fonction du profil de chaque client.
Et pour finir, rappel important : toute cette analyse reste valable dans une logique de résidence fiscale française.
Bonsoir Monsieur,
C’est un plaisir que de vous lire. Je ne m’attendais pas, pour être honnête, à avoir une réponse aussi exhaustive ; je vous en remercie vraiment.
1) J’ai fait un prêt in fine chez BoursoBank il y a un peu plus de deux ans. J’ai réinvesti à 100 % l’avance sur l’assurance vie Boursorama ; avance assez importante tout de même. Quotité 50/50 fonds euros / ETF WORLD, échéance dans 3 ans.
2) J’hésite à rembourser l’avance tout de suite en faisant un rachat total (paiement de la fiscalité et opération au final pas très intéressante puisque 2 ans d’antériorité ; je paie tous les trimestres les intérêts de l’avance, comme vous le savez, sur un taux à l’époque à 3,95 %). J’hésite parce que le World a pris une grosse claque dernièrement (sur les 3 derniers mois) et effacé une belle plus-value accumulée sur 2024.
Attendriez-vous l’échéance des 3 ans pour le rembourser ? Histoire de lisser le risque et espérer sortir gagnant malgré la fiscalité sur la plus-value et le coût du crédit ?
Je vous pose la question parce que j’hésite avec le Lombard sur CTO chez une autre banque en ligne. J’aurais l’impression d’avoir perdu mon temps et de l’argent si je clôture le MyLombard après seulement deux ans.
Merci pour votre retour,
Cdlt.
Je comprends que le sujet suscite des interrogations, mais je me permets de rappeler que l’espace commentaire n’a pas vocation à accueillir du conseil personnalisé.
Chez Prosper Conseil, tout accompagnement individuel s’inscrit dans un cadre réglementé (lettre de mission et mandat de gestion conseillée), conformément à notre statut de conseiller en investissement financier (CIF).
Si vous souhaitez un échange approfondi sur votre situation personnelle, je vous invite à prendre contact avec votre conseiller actuel ; ou à solliciter un rendez-vous via notre formulaire de contact.
Bien à vous,
Louis